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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 08:58

Dimanche 9 mai 2010, Musicalame a 5 ans

 

Cinq ans de livres et de musiques

Cinq ans de belles rencontres

Cinq ans de partage

Passion et émotions

Cinq ans d’une vie vivante

 

Cinq années de veille et de recherche

Travail de fond, enrichissement du fonds

Découvertes inattendues

Réceptions jubilatoires

 

Cinq ans de Vous

Chaleureux, fidèles, sincères

Sans vous, on n’aurait pas tenu…

 

Nous ferons la fête en 2012, pour nos 7 ans

L’âge de « raison » de ce projet déraisonnable

Fin des dettes, début d’un peu de sérénité, peut-être

 

Et d’ici là, vous pouvez compter sur nous

Autant qu’on compte sur vous !

 

Des projets plein la tête

Projets fous bien sûr, on ne se refait pas

 

La musique comme aliment indispensable à nos équilibres

Personnels et collectifs

La musique instrument et vecteur du Beau

 

Car on y croit plus que jamais :

« La beauté sauvera le monde (*) » !

 

(*) Dostoïevski, L’Idiot.

 

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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 15:17

 

Faut-il craindre, comme nous le répètent à l’envi ceux qui œuvrent quotidiennement à sa disparition, faut-il craindre donc la disparition du disque ?

Un convaincu m’offrait récemment cette réponse fort pertinente : « Tant qu’il y aura des musiciens, il restera un support ! »

 

Qu’on soit militant d’un bord ou d’un autre, qu’on décide de bazarder sa vieille chaîne Hifi familiale pour ne plus conserver que son i-truc à soi tout seul, ou qu’au contraire on coure les magasins pour y retrouver le premier CD qui berça nos premières amours, les faits sont là et les chiffres ici : http://observatoire.cite-musique.fr/observatoire/document.

 

Les tableaux et courbes proposés dans le rapport annuel du marché de la musique enregistrée me semblaient ne pas dire complètement la réalité des choses. En matheuse impénitente, j’ai ressorti ma calculatrice pour en extraire des informations aussi surprenantes qu'encourageantes !

 

 

Marché DisqueTout d’abord, « LE » tableau censé justifier tous les abandons :

   

Diantre : le marché du support physique a été divisé par plus de 2 depuis 2003, passant de presque 2 milliards d'euros à 887 millions en 2009… !

 

La faute à qui ?

 

« À l’État bien sûr, qui a encouragé le développement de l’internet haut-débit partout en France et à ces vilains pirates qui pillent nos caisses et nous enlèvent le pain de la bouche ! » répondent en chœur les pleureuses des majors assassines, pleureuses qui omettent juste de rappeler les scandaleux profits engrangés pendant des années en surfant sur le nouveau marché du CD et des bimbos issues des hautes études musicales de la Star Ac’ et consorts !

Voyez à ce sujet l’édifiant ouvrage Vive la crise du disque ! d’Emmanuel Torregano aux éditions Les Carnets de l’Info (21 euros).

 

De fait, il est bien loin le temps où l’album le plus vendu en France l’était à plusieurs millions d’exemplaires.

En 2009, tous genres confondus, le « meilleur » aura été… Les Enfoirés. Avec 506 500 exemplaires.

Du coup, le fameux « top 100 » qui représente quand même à lui seul 29% du marché total (pour 61 800 nouveautés publiées dans l’année…) et inondait les rayons des GSS et GSA (entendez Fnac, Virgin et autres supermarchés culturels ou pas) devient beaucoup moins rentable.

 

Mais, me direz-vous, où trouver un disque aujourd’hui ? C’est une bonne question.

 

Au contraire du marché du livre qui a su, contre vents et marées et grâce à la loi sur le prix du livre de 1981 , conserver son réseau de librairies indépendantes à côté des mêmes opportunistes culturels, ceux du disque ont laissé faire (organisé ?) le massacre :

- pratiques commerciales assassines avec les disquaires indépendants qui ont quasiment tous été rayés de la carte,

- politiques tarifaires à l’avenant, avec des prix variant du simple au tiers du jour au lendemain,

- campagnes promotionnelles aux budgets éhontés pour des pseudos artistes kleenex au succès aussi bref que qu’inexplicable, etc., etc.

 

Résultat : plus de disquaires, donc plus d’offre diversifiée, plus de conseil, plus d'achat, donc plus de marché ?

 

Reprenons les chiffres de l’Observatoire de la musique.

Les canaux de distribution (= l’endroit où vous achetez vos disques) y sont classés en 4 catégories :

- les GSS (grandes surfaces culturelles),

- les GSA (grandes surfaces alimentaires),

- internet (pour l’achat en ligne de disques « physiques », pas le téléchargement)

- les « autres » : les libraires, les disquaires pas encore morts, la vente par correspondance…

Il est intéressant de constater alors que depuis 2003, les fameuses GSS ont perdu 35% de leur activité sur le disque et les GSA près de 72% !!!

Quand on sait qu’elles monopolisent bon an mal an et depuis des années 90% du marché, on se dit qu’elles n’y sont pas pour rien dans la chute des ventes : avant, quand on habitait loin des grandes villes, on pouvait toujours acheter un disque en allant faire ses courses du samedi à Carrefour.

Mais comme il n’y a plus d’offre aujourd’hui là-bas, et bien on n’achète plus. On n’écoute plus. On ne partage plus…

 

Bien loin de concurrencer encore sérieusement ces canaux-là, internet n’est pas, quoi qu’on en pense, l’outil privilégié par la majorité des mélomanes pour acquérir leur galette : il ne représente en 2009 « que » 6.7% des ventes, soit à peine plus que ce qui passe par ces « autres », les petits, les sans moyens, qui contribuent encore à 5,7% du business total.

 

Les bonnes nouvelles du marché du disque

Allez savoir pourquoi, que les 4 majors qui détiennent 75% du marché perdent un peu de gras ne me chagrine pas plus que cela…

Que la mauvaise variété française et ses armées de clones sans parole ni musique ne vende (presque) plus, qui s'en plaindra ?

Ce qui me réjouit vraiment au contraire, c’est de voir que les « niches » (!) se portent plutôt bien. Classique, jazz, monde : quand c’est beau, ça tient !

En corollaire, les distributeurs indépendants, ceux qui y croient et travaillent et soutiennent et continuent à produire des belles choses, ceux-là aussi reprennent du poil de la bête. Et c’est tant mieux !

 

Depuis le temps que j’y réfléchis, j’arrive à cette première conclusion que la chute des ventes de disques ces dernières années est « normale » :

- les gens n’achètent plus par centaines de milliers les « trucs » dont on leur abimait les oreilles, et c’est tant mieux !

- après avoir tué tous les détaillants motivés et compétents, les GSX quittent le navire, remplaçant le disque par du jeu vidéo ou des e-gaufriers. Du coup, il n’y a plus d’offre, et donc plus d’achat possible pour ceux qui n’utilisent pas internet,

- les artistes qui produisent leurs albums et les proposent à la sortie des concerts les vendent, c’est bien la preuve que quand on aime, on ne compte pas.

 

La seconde conclusion est qu’il est temps d’y aller, d’oser reconstruire une proposition, de rendre à tous le droit d’écouter la musique si indispensable à l’équilibre de chacun, et peut-être de la société.

 

Nous vous en reparlerons bientôt depuis Musicalame…

 

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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 15:52

Patricia Barber 07 [800x600]
Ce lundi 22 mars 2010 ne devait ressembler à aucun autre,
jour tant attendu,
mille fois imaginé,
à chaque fois recommencé.

Un soupçon d'inquiètude devant l'inconnu,
Une pincée de trac à l'idée d'aller au bout de ce qu'on a décidé de faire : chanter pour elle !

C'est étrange n'est-ce pas "l'intimité" qui se crée avec les artistes quand ils habitent si intensément nos vies...


A 18h pile, Patricia Barber entrait dans la librairie où une bonne cinquantaine de fans étaient déjà réunis,
impatients et si patients.

Le piano était ouvert, au cas où.
Patricia y prit place et... nous donna de la musique.

Tout fut simple. Simplement serein. Et généreux. Et paisible. Comme son visage sur cette photo.
En la regardant "être là", je me disais que décidément, le vrai talent rend humble et humain.

Et parce qu'elle eut l'infinie bonté de m'accompagner jusqu'au bout du rêve, j'ai pu le chanter, ce standard qui dit si bien l'importance de sa musique dans ma vie et celle de Musicalame :
I'll be tired of you, when stars are tired of gleaming, when I am tired of dreaming, then I'll be tired of you...

I.M.

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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 20:07

On pourrait dire que Musicalame a été fait "pour ça", pour qu'elle y entre un jour et - peut-être - s'assied au piano...?

PB



Lundi 22 mars 2010 - 18h00


Patricia Barber est à Musicalame !


 


Comme j'en rêvais..., à haute voix ou en silence, chaque jour ou presque depuis 10 ans.

Ma famille, mes amis, les habitués de la librairie : tous savent combien le projet un peu fou de cette rencontre m'a servi de moteur pour créer et faire vivre Musicalame jour après jour.
Dès la première écoute, la voix, le piano, la musique de Barber furent comme le pain et l'eau : vitaux, nourrissants, essentiels.
Ses disques, savourés des centaines de fois, sont encore une surprise et la source d'un plaisir toujours neuf !


PB PorterComment "parler" de Patricia Barber...?

Elle chante.
D'une voix qui, à peine entrée dans les oreilles, diffuse comme un divin cognac au plus intime de tout le corps.

Elle est pianiste.
Il faut la voir, pieds nus, enroulée, noire, assaillante du clavier ou caresseuse de neurones à damner les plus rebelles à la ballade.

Elle écrit et compose.
Poétesse sans égale dans le monde de jazz actuel. Et moi aussi je dirais bien : "I Could Eat Your Words..." (Verse, Premonition - 2002).

Ainsi donc, le rêve deviendra réalité !

Rencontre ouverte à tous. Réservation impérative par mail à la librairie.

Pour l'entendre en concert, ce sera mardi 23 mars à 20h30 au festival A Vaulx Jazz.

D'ici là, découvrez ou redécouvrez ses albums, tous à votre disposition à Musicalame. Parmi eux :

PB VersePB Mythologies2PB Nightclub
       Verse - Prémonition 2002             Mythologies - Blue Note 2006         Nightclub - Premonition 2000

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17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 17:06





  Shangri.jpg


Le nouvel album de Médéric Collignon avec son quartet Jus de Bocse et quelques invités  est dans les bacs depuis le 25 février 2010. Préparez vos oreilles.

C'est Le disque du mois.

 

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2 janvier 2010 6 02 /01 /janvier /2010 11:51

 

Musicalame


vous souhaite une excellente année 2010

sous les signes du livre et du disque (astrologie locale)

  

tulipe 2010 400

 

Isabelle Maillot & Nadège Bazin

 

 

 

 

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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 17:30

 Le blog de Musicalame est destiné à prendre progressivement la place du site de notre librairie. Son but est de vous offrir un contenu plus réactif illustrant au mieux notre actualité. Soyez donc les bienvenus sur ce nouvel espace. Sobriété et clarté ont guidé nos choix de mise en page, en hommage aux lectures et musiques qui parcourent nos vies avec l'élégance de l'art.



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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 08:18

Le noir & blanc est à l'honneur avec  Yves Dorison et Christophe Charpenel qui exposent actuellement à la librairie leurs photographies de jazzmen pris sur le vif.

 

 

             

 

 

 

 

 

 

 

Le site     JAZZ PHOTOGRAPHIES 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le site     VU DU JAZZ                      

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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 19:00

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 "Le jazz est un roman". J'ai déjà écouté ça quelque part... Et le blues alors ? C'est une histoire qu'Alain Gerber a abordée vendredi dernier à la librairie Musicalame, en compagnie de Gérard Hertzhaft, spécialiste incontesté du blues. Mélodiquement accompagné par Raphaël Chambouvet au piano et Jack Bon à la guitare, il s'est emparé de l'occasion et du micro pour séduire une audience attentive. Facile pour lui, je sais. Mais toujours aussi sympa pour nous : se laisser envoûter par les mots d'une histoire aux intonations multiples est un luxe dont nous ne souhaitons pas nous priver. De blues il est donc question, de poésie aussi, avec des mots précis, chargés de signification, lourds comme un ciel d'orage avec, au loin, un "strange fruit" obsédant, à moins que ce ne soit un épouvantail ayant trahi la corporation pour les yeux beaux d'un moineau. Allez savoir ! Où est le mot juste sinon dans la phrase quand il éloigne le blanc... L'alchimie entre les mots passe par l'auteur et Alain Gerber en connait plus qu'un rayon de bibliothèque. Avec une trentaine d'ouvrages derrière lui, il est devenu un maître du genre, puisque les mots en ont un, et son "Blues" est un bel exemple de la matière qu'il affectionne de malaxer inlassablement.


"Et puisqu'on en parle, quel sorte de bleu au fait ?"

Yves Dorison (Culture Jazz)

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