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Ceci n'est pas une liste exhaustive, c'est un début.

 





MARC COPLAND   Haunted Heart and Other Ballads - hatOLOGY, 2001


Marc Copland : piano

Drew Gress : contrebasse

Jochen Ruckert : batterie


Ici, l'art du trio n'est pas bradé. La beauté à l'état pur, si elle existe, se trouve dans les onze plages de cet album. YD


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JAN GARBAREK   Dresden - ECM, 2009


Jan Garbarek :saxophones ténor et soprano

Rainer Brüninghaus : piano et claviers

Yuri Daniel : basse électrique

Manu Katché : batterie


Jan Garbarek aura attendu presque quarante ans avant de sortir sous son nom un disque enregistré en public, "Dresden". La qualité du disque est telle que, quoiqu’il arrive, il fera date dans la carrière du saxophoniste . On y retrouve bien évidemment ce qui a fait, et fait encore, le succès de Jan Garbarek : pas un morceau sans une mélodie imparable, des ambiances variées qui laissent respirer le silence.
Ajoutez à cela la capacité d’improvisation assez impressionnante du norvégien, l’influence évidente sur la rythmique de Manu Katché et vous obtenez cette pépite du catalogue de Manfred Eicher. Yuri Daniel et Rainer Brüninghaus, à leur place, contribuent avec une ardeur colorée à un son d’ensemble dont l’homogénéité approche la perfection. Fidèle à ce que l’on connaissait de lui donc, mais créatif encore, le saxophoniste franchit une étape supplémentaire qui devrait renforcer son statut et mettre sous veilleuse ses détracteurs. YD


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MICHEL BENITA fet. MANU CODJIA   Ramblin’, Nocturne 2008


Michel Bénita : contrebasse, guitare acoustique, percussions, programming

Manu Codjia : guitares acoustique et électrique


Vagabonder par les chemins sans but avoué est une aubaine. Cet art de la promenade nécessite d’avoir quelques décennies sur terre par devers soi ; oh le bagage est léger, certes, mais indispensable pour le bien pratiquer. Aller ainsi le nez au vent, c’est faire preuve d’une sûre égalité d’âme car la pensée qui accompagne les sens et le silence agité qui parcourt l’esprit flottant et rêveur sont nourriciers.
Avec "Ramblin’", disque sorti en 2008 et sur lequel il est accompagné par Manu Codjia, Michel Bénita nous fait don d’un beau vagabondage. Le projet musical a la forme d’une itinérance folk et s’attache à réinterpréter des morceaux issus de cette culture. Dylan, Young, Ronstadt, et d’autres pris aux sources de la tradition irlandaise sont ainsi abordés, encadrés par des errances improvisées des deux musiciens.
Soyons franc, cet opus doit obligatoirement prendre sa place sur vos rayonnages. Il est inévitable par la beauté qu’il génère. Il l’est également par l’équanimité qui s’en dégage et qu’il communique à l’auditeur. Quels que soient les thèmes, Michel Bénita et Manu Codjia leur apportent une science harmonique qui les métamorphose sans les dépouiller de leur identité propre. Ce "road album" a le goût des chemins et routes auquel nous accordons notre imaginaire. Inévitable aussi parce que l’hommage qu’il rend à ces standards de la musique anglo-saxonne laisser filtre une modestie et une sérénité de bon aloi. Chaque note délivrée est une quiète respiration qui tend à garder la lisibilité première de ces folksongs.
Enfin, l’écrin original qu’ils leur offrent ne les écrasent aucunement et l’intemporalité qui rythme tout l’album est un bercement pour les bienheureux mortels qui rêvent d’infinitude entre deux tours d’horloge.
Je n’en ferai pas mon disque de l’année puis que j’ai raté le coche, mais un disque de chevet, pour la décennie à venir, au moins. YD





DANIEL YVINEC / GUILLAUME DE CHASSY    Songs from the last century, Bee Jazz 2009

Guillaume de Chassy : piano
Daniel Yvinec : contrebasse
Paul Motian : batterie
Mark Murphy : voix

Avec une playlist faisant le grand écart entre Paul Misraki, Poulenc, Neil Young ou Prince, Gershwin, et d'autres encore, Daniel Yvinec et Guillaume de Chassy propose un disque d'autant plus alléchant qu'il a été enregistré à New York, en trois jours, avec Paul Motian et Mark Murphy. Sans filet donc, mais pas sans grâce. Dès la première écoute, l'alchimie se révèle. C'est une évidence, ce CD est un classique et il nous semble même qu'il a été, de tout temps, sur nos étagères. Une prise de son chaleureuse donne à écouter une musique de rêve, un moment d'élégance formelle éloigné de toute pesanteur, soutenu par une trame mélodique limpide. Intense et apaisant à la fois, cet enregistrement est plus qu'un jalon dans la discographie de Guillaume De Chassy et Daniel Yvinec. C'est un repère placé sous le sceau de l'excellence. YD


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STEVE KUHN      Live at Birdland, Blue Note 2007

Steve Kuhn : piano
Ron Carter : contrebasse
Al Foster : batterie

Compagnon de route d'Ornette Coleman et Don Cherry, de Kenny Dorham et John Coltrane, d'Art Farmer, etc, Steve Kuhn est accompagné ici du bassiste Ron Carter et du batteur Al Foster avec lesquels il a formé au milieu des années 80 le All Star Trio. Un trio redoutable évidemment qui impose d'emblée sa musicalité. Standards ou compositions personnelles, tout est bon pour aller vers plus de swing. Avec une rythmique incomparable, Steve Kuhn peut dérouler à son aise sa singularité pianistique.L'écoute entre les trois complices est un summum. Ce soir-là, on a joué sur du velours. Un seul regret : nous n'étions pas au Birdland. YD

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PHILIP CATHERINE     Guitars two, Dreyfus 2008

Philip Catherine : guitares

Plébiscité par la critique, le dernier opus de Philip Catherine est de toute évidence un grand disque (un de plus) et nous n’avons aucune difficulté à nous joindre au concert de louanges. Finesse mélodique et subtilité, justesse et sensibilité font que ce disque est en harmonie avec le musicien : de bout en bout pétri d’humanité. Les hommages à celles et ceux qui l’accompagnent depuis toujours sont là mêlés à sa mémoire musicale comme à sa création. Est-ce la musique qui les sert ou l’inverse ? Nous n’aurons pas l’outrecuidance de trancher, trop heureux de pouvoir jouir d’un beau moment à l’écoute de ces thèmes que l’on pensent intemporels car c’est une des qualités majeures de Philip Catherine que d’être un grand mélodiste. Technicien et virtuose, il l’est également bien sûr (nous allions dire évidemment), mais sans être insupportable tant il sait rester sur le fil ténu de l’humilité. Au passage, est-ce cette posture naturelle qui l’empêche d’être reconnu comme il le mérite ? Au final, "Guitars two", enregistré entre l’hiver 2006 et l’été 2007, offre treize plages (sur la trentaine enregistrées) donnant à ouïr une musique vivante, toute de poésie et de sensualité. Un disque de chevet pour ceux qui ne craignent pas la profondeur introspective et la douceur subversive de la simplicité. YD





Il y a bien des albums d’Enrico Pieranunzi qui nous sont indispensables, pour diverses raisons. Que l’on ait une irrépressible envie de classicisme post-moderne ou que l’on veuille respirer les effluves d’un lyrisme latin, que l’on se sente un désir d’improvisation, de déconstruction, ou que l’on souhaite simplement dépasser la rythmique horlogère - le temps d’un disque - et l’on se tourne vers "Alone Together", "Improvised forms", "Les amants", "Racconti Méditerranei", "Live in Japan", "Special encounters". La liste n’est pas exhaustive. Car Enrico Pieranunzi est prolifique et, on doit le noter, d’une constance dans la qualité qui nous étonne souvent.
  Le trio Pie
ranunzi / Johnson / Baron est l’une des formations que privilégie le pianiste depuis vingt-quatre ans. S’il n’a pas l’aura d’autres trios actuels, il est tout de même l’un des rares, à l’heure actuelle, capable d’une empathie musicale plus qu’éloquente quand elle n’est pas proprement saisissante. Joey Baron fait preuve, dans ce contexte, de légèreté et de nuance. Marc Johnson, lui, dessine des lignes rythmiques, propres à nourrir le jeu du pianiste, qui démontrent, mais le faut-il encore, toute l’étendue de son talent. Ce trio progresse et on ne s’en lasse pas. YD


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ENRICO PIERANUNZI    As never before, Camjazz - 2008.

Enrico Pieranunzi : piano
Marc Johnson : contrebasse
Joey Baron : batterie
Kenny Wheeler : trompette

En 2004, Enrico Pieranunzi a croisé la route de Kenny Wheeler. C’était un rêve pour lui, il l’a réalisé. "As never before" en est le fruit. Wheeler, 74 ans lors de l’enregistrement, ne montre aucun signe de faiblesse. Son aptitude à développer les climats tend à la perfection. Son jeu mélodique, à la mélancolie dosée, s’intègre au trio avec élégance. L’équilibre entre les musiciens apparaît comme évident et ils tirent, ensemble, des compositions d’Enrico Pieranunzi une forme de quintessence qui ne laisse pas l’auditeur indifférent, bien au contraire. Avec cet album, sans esbrouffe, comme toujours, le pianiste romain pose avec délicatesse une touche supplémentaire dans son anthologie personnelle du raffinement. YD


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ENRICO PIERANUNZI     Ballads, Cam Jazz 2006

Enrico Pieranun
zi : piano
Marc Johnson : contrebasse
Joey Baron : batterie

Délicatesse, écoute et intensité des dialogues, font de cet enregistrement un indispensable. Les trois musiciens sont là entre amis, pour une conversation détendue. Chacun s'exprime sous le regard de l'autre en toute confiance. Le lyrisme feutré de l'ensemble ne cache aucunement l'exigence musicale du trio, il la révèle.

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ENRICO PIERANUNZI      Special encounter, Cam Jazz, 2005

Enrico Pieranunzi : piano
Charlie Haden : contrebasse
Paul Motian : Batterie

  Autre trio, avec des formes musicales similaires a "Ballads". Pourtant, dans cet enregistrement de mars 2003, c'est la rythmique qui fait la différence. Haden et Motian les ainés de Johnson et Baron. C'est immédiatement audible. Leur discours atteint un parxysme de simplicité. C'est l'épure au sens propre. Il n'y a pas à réfléchir plus avant, rien à ajouter non plus. Pieranunzi peut ainsi aller, lui aussi, à l'essentiel. Un disque à écouter en début de soirée, 
capable de colorer les crépuscules les plus noirs.



A SUIVRE.....






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