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Jus de Bocse . Médéric Collignon - Shangri Tunkashi-la    

Plus Loin music
Distrubution Harmonia Mundi

Shangri-copie-1.jpgMédéric Collignon : cornet de poche, voix, fender rhodes 88 notes, percussions, arrangements.
Frank Woeste : fender rhodes 73 notes, effets, voix.
Frédéric Chiffoleau : contrebasse, basse électrique, voix.
Philippe Gleizes : batterie, voix.

Les 4 cors : François Bonhomme, nicolas Chedmail, Philippe Bord, Victor Michaud.
The white spirit sisters - It's about that time : voix.


1 Billy Preston / 2 Bitches brew / 3 Early minor / 4 Shhh peaceful - It's about that time / 5 IFE / 6Interlude / 7 Nem um talvez / 8 mademoiselle Mabry / 9 kashmir.



M
édéric Collignon s'agite et bouscule. Tenant de l'authentique, il mène son parcours en empruntant les voies multiples de la création musicale. Ses embardées sont celles d'un improvisateur hors-norme : un musicien qui voit, loin devant, ce vers quoi il tend.


"Shangri Tunkashi-la", en rendant hommage à la période électrique de Miles, fait d'une pierre deux coups. D'abord, rappeler la folie créatrice d'une époque et d'un génie, ensuite, permettre aux musiciens contemporains qu'ils sont d'assouvir leurs désirs de radicalité et de changement. Pourquoi relire quand on peut écrire, me direz-vous ? Qu'y a-t-il de novateur a embrasser le passé ?
Jus de bocse et ses invités attaquent le problème sous un angle particulier. Au plus proche de la source mais avec un traitement personnel (adjectif qui convient à un groupe existant depuis presque une décennie) parfaitement original. Jus de Bocse a compris que plus la contrainte imposée est précise, plus le dépassement de chaque musicien est nécessaire pour sortir la tête haute du combat avec un monstre musical indépassable par essence. C'est ce que l'on entend dans ce disque : une somme d'artistes accomplis qui jettent leurs forces à l'assaut d'un graal, non pour mourir au combat, mais pour vivre l'intensité créatrice qui les anime, dans sa fibre, et la transmettre à l'auditeur ainsi qu'ils ont l'habitude de le faire sur scène. L'alchimie musicale la plus haute habite l'ensemble car les intentions musicales sont parfaitement timbrées ; elles coulent de source sûre (éjacubilatoire).

 


 


 


Alain Planès   -   Chopin chez Pleyel      ♥♥  (le disque du mois - janvier 2010)

 

Harmonia Mundi


Alain Planès, piano


Chopin-Planes.jpg

 

Alain Planès propose un CD original où il joue le programme d'un concert donné par Frédéric Chopin le 21 février 1842, sur d'un piano Pleyel de 1836. Nous savons que les apparitions publiques de Frédéric Chopin étaient rares et qu'il n'aimait pas donner de concerts. Nous savons également qu'il était un virtuose grandement loué par tous, que la clarté de son phrasé était citée en exemple et qu'il pratiquait un piano "chant" quand Lizt s'adonnait, lui, au piano "orchestre". Nous savons encore qu'il était reconnu pour l'originalité de ses compositions qui, à l'époque, renouvelèrent un tant soi peu la musique classique. Chopin, c'est donc tout cela et plus encore : une sensibilité, une éloquence discrète et rêveuse, une imagination protéiforme au service d'un chant.

Alain Planès réussi le pari de faire revivre ce concert lointain. Avec son habituelle maîtrise, son élégance, il donne à entendre, à écouter pardon, toute la poésie des oeuvres chopiniennes. Le timbre clair et boisé du Pleyel de 1836, étonnamment conservé, lui permet d'approcher au plus près, sans renier ses qualités pianistiques propres, la magie d'une soirée où le jeu de Chopin fut selon un chroniqueur de l'époque, Maurice Bourges, "...de la poésie traduite, mais supérieurement traduite par des sons."




CHK  -   Slow Motion        ♥♥          (le disque du mois - novembre 2009)


Blue Saphir / Saphir Productions

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Raphaël Chambouvet : piano

Denis Hénault-Parizel : contrebasse

Rémi Kaprielan : batterie

Invités :

Nicolas Repac : guitare

Jennifer "Hawa" Zonou : chant



Night in love sounds / 02. Slow motion / 03. Trimetrik / 04. Water ’n’ ice / 05. Iceberg Mississippi / 06. Fidelia / 07. I beg you (american buffalo) / 08. June / 09. Genetic memories / 10. Picoba / 11. Time change / 12. Slow motion (trio version)

 

L’intime, quand il s’exprime en musique, donne au temps une élasticité que notre quotidien ne nous offre pas ou peu. C’est la part du rêve, du voyage immobile. A l’écoute de ce trio, lauréat 2008 du Concours National de Jazz La Défense, on est de suite immergé dans des mélodies suspendues où l’art musical s’exprime par un minimalisme subtil. Car dans cette musique, tout est affaire de subtilité.

 

Le jeu des musiciens qui traquent la note adéquate entre deux silences, la justesse des compositions qui s’ancrent avec une facilité déconcertante dans l’esprit de l’auditeur comme un de ces standards du temps jadis, l’équilibre entre les musiciens, permettent à ce disque d’atteindre une forme d’apesanteur capiteuse. L’auditeur qui la subit est le captif bienheureux d’un ensorcèlement presque baudelairien dont l’intranquille douceur est le nerf. Loin du bruitisme superfétatoire, c’est tout l’espace qui respire dans ce disque, et nous avec. (Yves Dorison - CultureJazz)


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